Dans mon pays de rêveJ’imagine me réfugier et continuer ma vie dans un pays où la solidarité règne.
Dans un pays de droit où il y a la liberté d’expression.
Dans un pays où je peux vivre avec le peu que je gagne.
Dans un pays où je peux parler facilement français et me faire comprendre.
Dans un pays où je peux vivre pleinement avec mes enfants sans crainte.
Voir mes enfants poursuivre leurs études et faire face à la vie...
Se marier... Avoir des enfants... Vieillir. Et voilà, pourvu que Dieu nous prête vie
Dans mon pays de rêve.
JUSTINERépublique démocratique du Congo
Je ne supporte pas
Préserve-moi, la vie
Des cœurs noirs
Des yeux malins
Des regards mécontents
Des gens stupides.
Préserve-moi, la vie
Si tu as besoin de moi
Libère-moi d’eux
Pousse-les loin.
Donne-les à quelqu’un d’autre
Qui peut les supporter
Qui s’en fiche
Qui n’a pas de tristesse
Mets-les loin
Que je les oublie.
Donne-moi
Les étapes difficiles
Que je découvre
Ce qui est difficile pour survivre
N’importe quoi
Au lieu de ceux-là.
Mais eux, ne me les donne pas
Fais-les disparaître
Sans laisser de trace.
Ceux qui font semblant
D’être les plus généreux
En ayant les cœurs noirs
Essayant d’avoir raison
Essayant d’être durs.
Je ne supporte pas
Je ne supporte pas.
ZAYNDI BAYKHADJIEV
Poème du Père d’ARBI lu par son fils
Tchétchénie
MjerimLa pauvreteNënë kam uri dua bukëMaman j’ai faim je veux du painDua bukë nënëJe veux du pain mamanBukë nënë bukë bukëDu pain maman du pain, du painKafshat qe skaperdihetLe morceau, je ne peux pas l’avalerËshtë o vlla mjerimiC’est la misère Oh mon frèreKashat qe t’mbetet n’fytLe morceau me reste dans la gorgeDhe te ze trishtimiAvec le son de la tristesseKur sheh ftyra t’zbehtaLorsque tu vois des visages sinistrésDhe sy te jeshiltaDes yeux verts qui t’observentQe t’shikojn si hijeComme une ombreDhe ishtrin duart e mpitaAvec les mains tendues et affaiblies devant euxDhe ashtu te shtrir prapa teje mbesinAvec tous ceux qui restent derrière vousPse ju I leni ata qe te vdsinPourquoi vous les laissez mourir ?Mjermini eka sofren e trishtuemeUn pauvre n’a rien à manger sur la tableDuket e keqe buka e shemtuemeLa nourriture n’est pas bonneMjerimi ka tavan me plot marimangaLa pauvreté a plein d’araignées au plafondKa hije njerzish dhe mure plot dangaIl y a les ombres des pauvres sur les murs de la vieille maison Mjerimi ska gezim por ka vetem dhembjeLa pauvreté n’a pas la joie mais seulement la douleur Dhembje e uris qe te bene te q’men- deshLa douleur de la faim qui rend dingueChanson populaire Kosovare de Ilir Shaqirichanté par : SEFADIN Kosovo
Pour ma mère
Ma mère me manque.
Son visage me manque.
Ses prières me manquent.
Toutes les choses dans ma vie ne sont pas bonnes.
J’ai perdu le goût.
Quand j’étais petit, je pensais construire un grand château pour ma mère.
Malheureusement tous mes rêves sont partis.
Je suis sorti dans la nuit comme un voleur.
Le militaire ne m’a pas donné la chance de te dire au revoir ma mère.
Maintenant je ne sais pas comment tu vis, comment tu dors, comment tu manges.
Qui t’aide ?
Tous les matins je prie Dieu pour te revoir un jour.
La prochaine fois, si j’ai la chance de revoir le visage de ma mère.
J’embrasserai son front et ses pieds.
Mais je ne sais pas si je la reverrai...
Je jure que si je revois ma mère je ne partirai plus.
OMAR
Soudan